Biographie


Shou-Bou est né sous le nom de Roger Monfort Eugéne à Port-de-Paix un 15 juillet, des œuvres de Pinchinat Eugène et de Victoire Cadet. Il fait partie des musiciens haïtiens increvables qui continuent à cartonner dans le panorama de la musique haïtienne.

Grand nom du Compas Direct "Made in Haïti", il a non seulement conquis les Antilles et campé au haut de l’affiche pendant des décennies, il a su aussi se faire un nom dans le monde entier, notamment aux États-Unis et en France, séduisant toutes les générations avec des classiques repris en chœur dans les soirées mondaines comme au coin d’un feu.

De "Bébé Paramount" à "Shoubadou", en passant par "New York City", Shou-Bou a marqué l’histoire de la musique haïtienne et n’est pas près de se faire oublier, créant ainsi, à travers le musique un univers où il nous invite à faire la part entre la réalité et la piraterie. Aujourd’hui, ne devant qu’à lui seul sa propre renommée, il a choisi de devenir son propre critique, son glossateur, son juge, son metteur en scène, ôtant, se faisant, à d’autres le pouvoir de prononcer des verdicts.

Commençant progressivement à se faire remarquer dans le milieu de la musique, il passe cinq ans de sa vie à chanter au rang des sopranos à la chorale des Frères de l’Instruction Chrétienne de Port-de-Paix. Les études secondaires entamées au Petit Séminaire Collège Notre Dame de Lourdes de Port-de-Paix lui permirent de rejoindre la chorale comme soprano et ténor pendant sept bonnes longues années. Mais ses études une fois terminées, Shou-Bou s’initie dans un genre de musique tout à fait différent, le Compas Direct.

Là, il rencontre deux amis de quartier, Jean L. Théagène, et Édouard Ferrier, le maestro du groupe "Trémolo". Avec eux, Shou-Bou peaufine ses cordes vocales en se faisant accompagner par ses musiciens à l’harmonica. Puis, il fait la connaissance du grand saxophoniste Anthony Vassor, qui, à l’époque était le maestro du groupe "Les Fantaisistes de Port-de-Paix". Cependant, son passage dans ce groupe ne sera que de courte durée, puisque quelques temps après, il apportera sa collaboration à un autre groupe, "Perle Des Antilles", où il retrouve Jean Elie Telfort (Cubano) chanteur, Jean Alcindor, accordéoniste et maestro qui eux faisaient leurs premières armes dans la musique haïtienne.

Pour mieux toucher au baromètre de l’âme, il rejoint le club d’art dramatique, "Les Compagnons de la Planche", avec le Dr. Cauvin L. Paul comme metteur en scène. De cette expérience, il garde le plus beau des souvenirs et s’en servira certainement plus tard dans ses prestations sur scène car une expérience bien acquise ne se perd jamais.

Et ce n’est qu’en septembre 1968 que Shou-Bou lance véritablement sa carrière et réussit à s’imposer en tant que qu’artiste à part entière. Sa rencontre avec Albert Chancy et Herman Nau, fondateurs du TABOU COMBO, allait le propulser au devant de la scène et l’aider à remporter un succès phénoménal. D’ailleurs ce sobriquet de "Shou-Bou" lui vient d’un musicien de ce groupe, l’accordéoniste Paul Gonel, qui a su si bien marier le talent de l’artiste au succès du groupe pour faire rimer les deux noms, Tabou et Shou-Bou. Avec le Tabou Combo, Shou-Bou enregistre 39 albums. Il chante au fameux Olympia de Paris et participe au grand spectacle organisé à Bercy et au Stade de Dillon en Martinique avec le groupe "Kassav’". Grâce à son vibrato original, il électrise la foule avec le groupe "Malavoi" aux deux concerts organisés à l’Atrium en Martinique. De plus, il enjolive avec l’empreinte de sa voix trois albums du groupe "Africando", et présente un spectacle au Zénith de Paris avec enregistrement d’un DVD live.

Shou-Bou n’a pas eu de mal à imposer son style, et ne se fait pas marchander pour offrir son concours à d’autres musiciens de talent, notamment Tuco Bouzy, Ronald Rubinel, Georges Décimus… Il reste le premier, sinon le seul chanteur haïtien à avoir vu son nom écrit en lettres de feu au fronton de l’Olympia, où se sont produits des artistes de renom tels que Aznavour, Iglesias, Dion, et bien d’autres. A noter que les premières impressions deviennent souvent des tâches indélébiles qui résistent même à l’usure du temps. Avec son album "Shoubadou", Shou-Bou fait le théatre Saint-Denis de Montréal, où il avait comme invité l’artiste Luck Mervil. Transformant sans cesse son existence en musique, Shou-Bou se retrouve compositeur et interprète, créant tubes après tubes, chantant hits après hits. Tout récemment, il a affirmé sa volonté de prendre sa retraite car il a compris que lorsque le spectacle est terminé, avant que le rideau ne tombe, emportant dans la cohue ceux qui nous ont aimés, ceux qui nous ont trahis, il importe que l’on revienne sur scène saluer la foule et s’en aller. En attendant de le voir passer de la parole aux actes, ses milliers de fanatiques ne cessent de faire éclater leurs mains en feux d’artifice de gaieté folle et de folle gaieté à sa moindre prestation sur scène.

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